L’affaire Preynat : j’ai échappé à un pédophile

J’aurais voulu commencer l’année par un billet dans la veine des derniers, ne pas m’éloigner de l’art, ni de l’histoire, mais c’est par un autre sujet, une histoire personnelle qui se mêle à l’actualité la plus sordide.

Si le lecteur de ces lignes est au courant de l’actualité, il n’aura pas échappé à l’affaire de pédophilie qui secoue une fois encore l’Église catholique. Cette fois, ce sont des scouts du groupe Saint-Luc à Sainte-Foy-lès-Lyon qui en ont été les victimes entre 1970 et 1991. Ils ont maintenant entre 50 et 35 ans, ce sont des hommes mariés, des pères de famille.  Il se trouve que j’ai été scout dans ce groupe entre 1989 et 1992 comme deux de mes frères. L’un deux à même été enfant de choeur. Je peux dire qu’on l’a échappé belle, même si le nombre de victimes n’est pas exactement connu.

Je me souviens des camps que nous faisions, notamment à Saint-Symphorien-sur-Coise, et dans la Drôme, du voyage en Irlande – j’avais dix ans – des messes interminables et des longues marches jusqu’à la nuit tombée, des samedis d’hiver sans fin dans les salles de l’église Saint-Luc. Des bons et des mauvais souvenirs, mais je ne regrettais pas ces années. Du moins jusqu’à ce mois de janvier.

Le pédophile en question est le père Bernard Preynat, actuellement en garde à vue à la suite de plaintes de victimes. Je me souviens bien de lui. Homme charismatique, encensé par les bonnes bourgeoises de l’Ouest lyonnais, il dirigeait avec poigne le groupe entouré de quelques autres adultes avec poigne. Il fallait encadrer près de 400 enfants et adolescents. Je me souviens de ses engueulades mémorables, de sa façon de dire la messe, des ordres aboyés dans le megaphone et de sa Citroën Visa où il m’avait raccompagné un jour de marche au camp parce que j’étais trop fatigué. A l’époque j’étais plutôt gringalet, et fragile. J’avais ressenti ce trajet comme un privilège. Si j’avais su !

Et pourtant, je n’ai rien vu, ni même rien soupçonné. Comment aurais-je pu savoir, à dix ans ? Je n’étais pas, heureusement, du cercles des élus aux faveurs du Père, qui incarnait l’autorité de l’adulte, et de l’homme de foi. Celui vers qui tous les regards convergeaient.

Alors, quand j’ai lu et su ce qui était arrivé par les articles des médias locaux puis nationaux, ce qui était arrivé, j’ai eu la nausée. Elle ne s’est qu’amplifiée quand j’ai lu les témoignages de l’association qui s’est montée : La Parole libérée. Combien de garçons furent victimes des agissements dégueulasses d’un lubrique en soutane ? Qui savait ? Qui a couvert le Père Preynat lorsque le cardinal Decourtray l’éloigne de Lyon en 1991 ? Pourquoi a-t-il joui d’une impunité totale depuis ce temps ?

Ce qui m’a fait sourire jaune ces derniers jours : le fait que le père Preynat ait été mis à la retraite chez les petite soeurs de Saint-Joseph de Montgay à Fontaines-sur-Saône, un internat d’enfants.

Les scouts de Saint-Luc ne semblent pas avoir été les seuls touchés. Le Père Preynat a aussi officié dans des établissements catholiques sous contrat avec l’Etat du 5e arrondissement de Lyon en tant qu’aumônier. Qui sait ce qui a pu avoir lieu ? Et que dire des affectations ultérieures à 1991 dans le Roannais et le Haut-Beaujolais ?

Au-delà de la sidération et de la nausée que me cause cette affaire, les actes du Père Preynat m’interpellent… L’enquête de la police amènera sans doute un nouvel éclairage sur le dossier. Ce que je crains : que le nombre de victimes soit assez élevé.

Ce que je retiens de la Sardaigne

La première chose que je vis de la Sardaigne, ce furent les cheminées des raffineries de Porto Torres, à l’ouest de l’île. Nous avions pris le ferry à Gênes et avions dormi, moi et l’équipe de jeunes à laquelle j’appartenais, dans nos sacs de couchage sur le pont. C’était une matinée d’avril 1995, et je n’avais pas quinze ans. Nous accostions pour dix jours de course à pied. Notre but était de parcourir la Sardaigne à la course à pied en relais de trois kilomètres. En fait nous fîmes des étapes dans toute l’île, un relais le matin, un l’après-midi. Le soir nous couchions sous le auvent d’une église, dans un enclos à moutons, ou autour d’un feu au milieu des sangliers, sur une plage près de la Grotte de Neptune, au pied d’un nuraghe d’un âge reculé.

Nous faisions notre lessive et notre toilette dans les rivières, achetions notre nourriture dans de petites épiceries. C’était simple et spartiate mais nous étions jeunes, et Théo, notre paterfamilias veillait sur tout et sur nous.

Nous eûmes la chance de courir dans des paysages magnifiques, de traverser des villages (Cuglieri, Jersu, Guspini) encouragés par les vieux du pays. Nous parcourions des plages désertes à l’Ouest, des routes tout aussi désertes sur les corniches du sud, nous descendions des vallées encaissées et remontions de l’autre coté sur des routes à flan de montagne à l’Est. Nous gravîmes la Marmora, le point culminant de l’île et y avons construit notre petit cairn. Nous avons même roulé sur les nuages au milieu des pins Laricio dans une région montagneuse…La pluie ne s’invita que le dernier jour, lorsque nous traversions les environs de Sassari.

Des paysages diversifiés et âpres, peu peuplés, des habitants fiers mais généreux, dans un environnement encore assez bien protégé de la folie bétonnière. Merci à Calystee pour son billet.

Gérard de Villiers, SAS, et l’odeur du tabac

Photographie : Thierry Vasseur

Photographie : Thierry Vasseur

Je suis tombé sur un surprenant article du New York Times consacré à Gérard de Villiers. L’écrivain octogénaire est l’auteur des fameux SAS, ces romans d’espionnage qu’on trouve toujours dans les points relais et les tabacs presse de France et de Navarre, avec des femmes pulpeuses en couverture !

Autant le dire, à chaque tentative de lecture des SAS, le livre me tombe des mains. Je n’arrive pas à coller aux intrigues, peut-être à cause du style de l’auteur. Le roman d’espionnage est un style qui a considérablement vieilli depuis la chute du Mur de Berlin et ne sont pas toujours réalistes. Les SAS sont eux assez réalistes, mais entretiennent le mythe compassé de la puissance des services de renseignement.

Les SAS me rappellent de vrais souvenirs d’enfant, quai Perrache, dans les années 80. Les couvertures du roman mettaient en scène des femmes pas toujours bien vêtues occupaient une étagère entière du bureau de tabac de l’oncle Sauveur, à coté des livres du club des masques et des romans de San Antonio et d’Agatha Christie. Dans la salle non climatisée à l’époque, les couvertures noires des SAS arrivaient sans doute dans les sacs de routiers en transit.

L’odeur des paquets de cigarettes et de cigarillos dans cette atmosphère confinée donnait à l’ensemble une atmosphère digne d’un polar… Ces romans sont des romans pour mecs, couillus, fumeurs de Gitanes, peut-être des routiers en quête d’aventure.  J’ai toujours associé les SAS au tabac. Il y a là un mariage tellement bien assorti !

Pour Gérard de Villiers, cet article du New York Times doit être une belle revanche pour ceux qui méprisent son oeuvre. Une petite victoire sur l’hypocrisie des diplomates et le dédain d’une intelligentsia littéraire parisienne. L’article donne le secret, déjà connu, des informations contenues dans SAS, d’une précision incroyable : le réseau de renseignements, savamment entretenu par l’auteur, fait d’espions et de diplomates qui font de ses ouvrages de véritables guides touristiques pour espions et une mine d’information sur les coulisses des « points chauds » de la planète.

La Toussaint

Le fête de la Toussaint reste un des rares moments où les vivants accordent une importance aux morts, aux Etres qui nous sont chers. C’est aussi le seul moment où le cimetière s’anime jusqu’à devenir un véritable lieu de vie, avec les va-et-vient des processions familiales sur les tombes des défunts, les porteurs en jogging pas très catholiques de chrysanthèmes vous alpaguent toujours à l’entrée de l’enclos aux morts. Les discussions se nouent autour de la pierre tombale.  Un Doisneau pourrait y trouver matière à photographier.

Ce temps, familial, est toujours l’objet de souvenirs plutôt agréables.

Quand j’étais enfant, nous allions en cortège au cimetière de Loyasse, où est enterrée mon arrière grand-mère. Nous, la famille de pieds-noirs, parmi la bourgeoisie lyonnaise. La famille de ma grand-mère se réunissait tous les ans à Lyon, comme un rituel, et nous partagions un grand repas de famille, nous étions parfois jusqu’à trente autour de l’immense table de l’oncle Sauveur, quai Perrache. Puis, après avoir ripaillé et discuté de l’Algérie française, des souvenirs, de la vie en Métropole,  nous allions sur les environs des 16 heures au cimetière. Nous la fleurissions, et le  cas échéant la nettoyions. Nous restions 20 ou 30 minutes, un des frères de ma grand-mère racontait toujours un souvenir de l’Algérie.

Après la mort de ma grand-mère, ce rituel familial périclita. Désormais, je ne vais plus sur la tombe de l’arrière grand-mère mais sur celle de ma grand-mère au cimetière de Sainte-Foy, seul. Mes parents rechignent à se mêler à la foule.

 

L’Algérie française, souvenirs de famille

Ecrit à l’heure du cinquantième anniversaire des accords d’Evian…

Qu’emportaient-ils avec eux, mes ancêtres, quand ils quittèrent leurs vignes de l’île d’Ischia, ou la campagne grouillante entourant le pied du Vésuve ? Lorsque l’immense montagne ne fut plus qu’une tache sur l’horizon, au del) de la péninsule de Sorrente. Qu’avaient-ils en tête, quels rêves portaient-ils pour aller s’installer sur les côtes d’Algérie ?

Je sais ce que mes grands oncles et grandes tantes avaient en tête lorsqu’ils quittèrent, eux la ville de Bône pour la Métropole, qu’ils ont choisi de plein gré, se sentant pleinement français malgré leurs spécificités proprement italiennes.

Car Bône, c’était un peu l’Italie dans les environs de la rue Garibaldi, où vivaient mes grands-parents, où est née ma maman.

Bien que je n’ai jamais vu les terres de l’antique Hippone, les souvenirs de famille lors des longues tablées dominicales faisaient parfois divaguer l’esprit avec mon grand-père dans les marais de la Seybouse au pied de la basilique Saint Augustin, et avec le grand oncle Sauveur, en vélo au col des chacals avec la menace pressante de la guerre d’Algérie et les souvenirs d’enfants de la Seconde guerre mondiale…

A table, les membres de ma famille parlaient en somme de souvenirs de jeunesse dans un pays de cocagne. Pays où ils cohabitaient avec l’indigène et le métropolitain en toute quiétude. Mais au fond, savaient-ils que cet état, après 1945 ne pouvait durer ?

Le 19 mars 2012 sera l’occasion de commémorer les accords d’Evian qui scellait l’indépendance de l’Algérie et contraignit au rapatriement des centaines de milliers de personnes. A chaque mot entendu à la télévision, ne serait-ce que pour une publicité pour de l’eau minérale, mon grand-père disait « Evian, la honte ». Il avait tellement en horreur le nom de cette paisible station thermale du Chablais, qu’il refusait de boire de l’eau d’Evian, et lui préférait les vertus de la Vittel. Il n’y a jamais eu d’accords à Vittel.

Ces événements seront peut-être l’occasion de se rappeler que les Pieds-Noirs en 1962 furent 800 000 à choisir de revenir ou de s’installer en France. Ce fut un exil. La plupart n’y avaient jamais mis un pied. Beaucoup étaient immigrés ou enfants d’immigrés d’Espagne, d’Italie, de Malte, de Yougoslavie ;  sans compter les Israëlites naturalisés par les décrets Crémieux et les Harkis. Tout cela ont choisi la France parce qu’ils croyaient en elle, et surtout en la République et ses valeurs. Il n’y eut jamais un mot dur pour l’idée France, seulement pour les Français, les « Patos ».

Ma famille n’a sans doute jamais digéré l’accueil qu’on leur fit à leur arrivée en France, la nécessaire adaptation à un pays qui se couvrait de neige en hiver, et qui regardait d’un oeil méfiant tout ce qui avait un accent trop prononcé et l’hostilité paysanne face à ces « Arabes à peau blanche » qui avaient droit à des subventions pour s’installer. Gaston Defferre avait déclaré en juillet 1962 :

  « Marseille a 150 000 habitants de trop, que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs. »

Il faut dire qu’une certaine gauche radicale, partisane de l’indépendance de l’Algérie avait diffusé de nombreux clichés contre les Pieds-Noirs, les présentants comme des colons nantis avec toute une panoplie de clichés qu’une simple étude sociologique et professionnelle dément : sur 800 000 pieds noirs, 20 000 peuvent être considérés comme des « colons ». Le reste se composait d’urbains des classes moyennes ou modestes…

Pour la présidentielle à venir, il s’agit d’une belle récolte de votants pour la Droite et l’Extrême-Droite que Sarkozy et Le Pen convoitent. La Gauche s’en désintéresse, peut-être à tort, de cette population…  Une grosse partie de la communauté est très sensibles aux idées nationalistes et réactionnaires du Front national. Peut-on les en blâmer ?

Depuis la mort de mes grands-parents, à la fin des années 90, les liens familiaux se sont relâchés. Il n’y a plus de grands repas dominicaux à intervalles réguliers…. Une certaine idée de la France est morte avec l’Europe, et sa grandeur périclite dans les sables du matérialisme économique. Il y a cinquante ans, on parlait de gloire et d’idéaux universels que nous sommes désormais bien incapables d’appliquer ici même, chez nous.

U.R.S.S. l’anniversaire oublié de sa disparition

Le 26 décembre 1991, l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes disparaissait. La veille, Mikhäil Gorbatchev avait donné sa démission de la président de l’URSS, poste créé en mars 1990 par une réforme constitutionnelle. Le 8 décembre 1991, Boris Eltsine et quelques homologues des anciennes républiques socialistes signaient un accord annonçant la dissolution de l’URSS et la proclamation de l’indépendance de 15 Etats.

Il serait compliqué de revenir sur les deux années mouvementées qui ont conduit à la dislocation de l’URSS, à des modifications constitutionnelles de l’ancien système soviétique. La Perestroïka de Gorbatchev a mené à la ruine ce qui fut une superpuissance.

Dans les faits, l’URSS après la mort de Staline, n’a jamais vraiment réussi à égaler les Etats-Unis économiquement. Le modèle socialiste collectiviste et planifié fut un échec. L’économie soviétique privilégiait l’économie lourde et le complexe militaro-industriel au détriment des biens de consommations  L’écart s’accrut sous Khrouchtchev et ses réformes agraires alors que parallèlement les dépenses militaires explosaient du fait de la course aux armements avec le rival américain. En 1961, l’URSS faisait exploser la plus puissante bombe nucléaire jamais construite en Nouvelle-Zemble : Tsar bomba, d’une puissance mille fois supérieure à celle d’Hiroshima. La même année, la crise des missiles cubains faillit conduire le monde à une troisième guerre mondiale… Ce fut le paroxysme de la guerre froide, son acmé.

Mes souvenirs d’enfant sur l’URSS sont télévisuels. Je suis né pendant la crise des euromissiles (SS-20 soviétiques en RDA contre missiles Pershing en RFA).  Ronald Reagan relançait la course aux armements avec son Initiative de Défense Stratégique, que les Russes ne purent égaler. Brejnev, agonisant, laissait les commandes à sa vieille garde de la Nomenklatura… Je me souviens des images de défilés militaires sur la place Rouge avec Gorbie les saluant du haut de la tribune au-dessus du Mausolée de Lénine. Je me souviens bien aussi du putsch manqué d’août 1991, contre Gorbatchev, d’une querelle de préséance entre Eltsine et Gorbatchev, de la démission de deuxième à la télévision. Ces évènements étaient historiques. La bipolarisation du monde s’achevait et nous entrions dans une nouvelle ère où la dissuasion nucléaire n’avait plus lieu d’être.

Il reste des images de propagande, une littérature abondante, des uniformes que l’on peut acheter à Berlin sur des marchés,  celles des files d’attente devant des magasins aux étales vides, des chars et des soldats, des images de propagande, et des portraits de Marx, Engels, Lénine…. L’idée aussi d’une utopie qui n’a jamais fonctionné, des droits de l’homme bafoués, de forces de sécurité et de police omniprésentes, de misère et d’alcool, sans oublier un système concentrationnaire efficace, celui du goulag.  Les Communistes voulaient construire le bonheur sur terre. Ils ont en fait construit une prison gigantesque, à l’administration pléthorique et inefficace servant les intérêts d’une poignée d’apparatchiks se partageant le pouvoir…

Je m’étonne de l’amnésie qui frappe les médias. On parle certes des manifestants contestant en Russie les résultats des élections législatives favorables au parti de Poutine, Russie Unie, mais aucunement de cet anniversaire… La guerre froide a quand même duré presque cinquante ans, et personne n’a évoqué la disparition de l’URSS qui pesa tant sur le monde post 1945.

11 septembre

Cela fait 10 ans déjà…

Il y a 10 ans, devant les images des tours en flammes, je me souviens avoir oscillé entre consternation, et incrédulité. Un rire nerveux aux lèvres…car cela faisait furieusement penser à un film catastrophe. Cela n’en était pas Les images passaient en boucle sur les télévisions :  des tours s’écroulant.  Je les ai regardé jusqu’ à une heure avancée de la nuit, jusqu’à ce que je sois la fatigue et l’étourdissement.

Le 11 septembre 2001 reste le jour où le terrorisme est passé du stade artisanal au stade industriel. A coté, l’IRA, l’ETA, le PKK sont passés pour de enfants jouant avec des pétards.  Aucun groupe terroriste n’avait réussi avant à tuer autant de monde. Et puis les symboles détruits des Twin Towers et du Pentagone ont montré que le Colosse américain n’était pas intouchable.

L’abominable procédé : détourner des avions de ligne pour les précipiter contre des bâtiments n’a pas été réédité, heureusement, même si Madrid en 2004, Londres en 2008 ont connu des attentats qui ont touché leurs transports urbains. A Bagdad, de terribles attentats à la voiture piégée ont eu aussi fait énormément de morts, et de blessés après l’invasion de l’Irak par les troupes U.S.

Je me demande comment les gamins qui n’ont pas vécu l’évènement et ses conséquences le verront dans quelques années. Les historiens ne se sont pas encore appropriés cet « accélérateur » de l’histoire pour paraphraser Lénine.

Il conviendrait de replacer cette tragédie dans le contexte : ce qui a poussé des terroristes islamistes à s’en prendre à l’Amérique. Les terroristes ne se sont pas levés un matin en disant « Tiens chérie, et si j’allais détourner un avion et me faire exploser contre un bâtiment ?« … J’aimerais connaitre les raisons, les origines et le replacer dans son contexte.

Les médias surjouent l’évènement en accordant beaucoup trop de place aux commémorations, comme nos municipalités. Combien de Lyonnais dans les tours le 11 septembre ?

Il y a 10 ans, je n’ai pas trouvé que voir des gens sautant de 400 mètres pour échapper aux flammes quasi direct fut un sujet des plus agréables, et je ne souhaite pas revoir les vidéos des attaques.

Je me documente simplement sur certaines images inédites qui ne sont pas présentes dans les magasines de l’époque. Cela me suffit.

Un jour, j’irai à New York, (avec ou sans toi), la ville qui ne dort jamais, pour la visiter, m’imprégner de l’atmosphère, de sa vie culturelle, grossir en mangeant des bagels et m’exploser les yeux sous les néons de Time Square. mais par pour les Twin Towers. Les New Yorkais ont tourné la page du 11 septembre. Le monde également comme le montre le printemps arabe, reléguant les partis et mouvements islamistes radicaux à des spectateurs impuissants.