Les vacances

 

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Décidément, le Sud me réussit. Je suis au Grau-du-Roi jusqu’au 6 août. Chaque séjour permet de me requinquer le corps et l’esprit.

Pour résumer, je m’alimente mieux, je me dépense énormément, je bronze aussi. Si l’on fait abstraction des idiots en tout genre, et qu’on s’astreint à un horaire quelque peu décalé, on évite la cohue estivale sur les plages et dans les rues. Mais cette année, les vacanciers juilletistes sont moins nombreux, relativement détendus et peu bruyants. Le premier week-end d’août sera sans doute l’arrivée des casse-pieds fêtards et sans-gênes.

Pour le moment, et comme je le disais, j’en profite un maximum. Course à pied, marches bienfaisantes et longues séquences de natation dans l’onde méditerranéenne.

Par exemple, ce matin j’ai marché une vingtaine de kilomètres depuis l’extrémité de la plage de l’Espiguette en direction du Levant. Pas âme qui vive. Je n’ai croisé que peu d’humains. Au fur et à mesure que je franchissais les épis, entre la mer et les dunes, les traces de pas se raréfiaient dans le sable, celles des lapins, bousiers, goélands leucophées et sternes augmentaient. Au bout d’une cinquantaine d’épis franchis, je suis arrivé au Rhône-vif, la prise d’eau des Salins du Midi d’Aigues-Mortes. En pointant mon objectif vers l’Est, je pouvais voir l’ombre vague du clocher des Saintes-Maries de la Mer. J’ai pris quelques photos, mais le temps couvert et le site même n’est guère photogénique.

L'embouchure du Rhône vif

L’embouchure du Rhône Vif

En revanche on se retrouve au beau milieu de nulle part, entre les épis du littoral, les étangs, les canaux et les dunes de Petite Camargue.

Ce soir, beau coucher de soleil depuis la plage du Grau-du-Roi vierge de tout pas humain après un gros orage en fin d’après-midi. au-delà de la baie d’Aigues-Mortes, entre Carnon et la Grande Motte, on pouvait deviner la présence de Montpellier dans la sublime lumière ocrée et vermeille du Couchant.

Je ne me lasse guère de cette région de Petite-Camargue, où la Nature est sublime et me sublime même. Le temps passant, j’en mesure l’influence sur mon comportement, et mon imaginaire. J’apprécie cette longue plage de l’Espiguette, où les éléments se conjuguent dans un si vaste espace qu’il invite l’esprit à s’y perdre, à oublier le temps d’une longue marche des soucis qui paraissent alors aussi légers qu’une bourrasque de la Tramontane.

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