Aller de l’avant

Je parle peu de moi sur ce blog. c’est un choix, je devrais introduire plus de je. comme je le faisais sur d’autres carnets jadis.

A 32 ans, j’ai traversé une des pires périodes de ma vie. J’écris ces lignes comme une catharsis, pour exorciser de mauvaises pensées. Ces deux dernières semaines ont été éprouvantes. D’affreuses idées noires assaillaient mon crâne à coup de chiffres morbides. Dois-je vraiment compter les années possibles qui me restent à vivre et à celles et ceux qui me sont chers ? Je me réveillais en sueur certaines nuits comme un désespéré à la recherche d’une solution à la mort inéluctable.  Quelques lectures n’ont pas amélioré mon sort. Quand je lis ces scientifiques si surs d’eux mêmes sur la mort biologique des hommes, sur le monde visible qui nous entour, il y a de quoi frissonner sur le vide de vies. N’y-a-t-il vraiment rien de l’autre coté ? Comme tous les croyants, je suis persuadé du contraire. Il y a bien quelque chose que nos sens ignorent et que l’espérance nous fait deviner.  J’ai perdu du poids, peut-être 5 ou 6 kilogrammes par manque d’appétit. Ces pensées labouraient mon corps, éprouvaient mon esprit…

La fin de rédaction de ma thèse fut une douleur. Depuis près de un an j’avais réduit les sorties et les soirées chez les amis pour me concentrer sur mon travail de rédaction. Depuis novembre 2007,  j’ai peiné cinq ans et demi, j’ai connu 4 boulots, deux déménagements, trois aventures féminines… Je soutiens cet été et je dois dire que c’est un soulagement, et une fierté de voir ce travail accompli. J’écris « soulagement », car j’estime avoir suffisamment donné de mon temps aux études, et à l’histoire. Il est temps de tourner la page. J’aurai 33 ans dans trois mois.

L’angoisse du temps qui passe m’assaille encore, mais je vais mieux depuis quelques jours. Je ne veux pas regarder en arrière avec nostalgie, mais devant. Il me reste une vie à vivre, peut-être une famille à fonder, partager ce temps si précieux avec mes amis et ma famille. J’ai peut-être péché par trop de prudence ces dernières années par peur du lendemain, par procrastination. Il faut prendre des risques, en amour comme dans d’autres choses. Demain sera un autre jour.  Je le vivrai comme il le faut, à pleines dents sans penser au très loin, juste au présent comme je le faisais jusque là.

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