C’est la Rentrée !

Voilà, ça y est, c’est la Rentrée. Je n’ai pas vu passer ces trois semaines de vacances que j’ai passé cloîtré chez moi à rédiger mon introduction de thèse. Me voila de retour au bureau, une tasse de café posée à coté de l’ordinateur. Pendant ce mois d’août, j’ai passé beaucoup de temps à « buller », et à me perdre dans les méandres infinis de la Toile, mais je crois que cela n’a pas été contre-productif.

Le travail est bien avancé et j’espère rendre au mois de septembre tout ce qu’il faut. C’est un travail de six ans qui s’achève en apothéose, puisque cette introduction est aussi un travail intellectuel que j’essaie de bien caser. J’ai de grosses difficultés à bâtir un plan. En attendant, je rédige des lignes et y couche mes idées.  Ce n’est pas le contenu qui manque, mais la forme à adopter. J’aviserai en temps voulu. Je veux bâtir une argumentation solide, et un travail de qualité. Mon travail sera publié plus tard chez un éditeur de prestige pour les Sciences humaines. Je ne m’attends pas à gagner des sommes, mais il garantira la pérennité de mon sujet de thèse, qui intéresse beaucoup de chercheurs du Grand siècle dans des disciplines diverses. Mais mon travail n’a rien de révolutionnaire ni de renversant. Je veux le croire au moins honnête et utile à la communauté académique.

Au fil des années, j’ai établi une relation quasi intime avec mon sujet. Il influence ma vision du monde, et je ressens une grande affinité avec ce médecin protestant du Grand Siècle, amateur d’antiquités et d’Art, d’une grande rigueur morale et d’un train de vie austère. Je pense même qu’il a contribué à redéfinir ma façon de voir le monde vers ce que j’appelle l’essentiel, fuyant les vanités du monde, et l’écume des jours, à vivre sobrement, à cultiver une forme de stoïcisme qui ne cherche cependant pas à s’isoler, même si cette tentation m’a toujours tiraillée.

Au travail, seuls les administratifs ont effectué leur rentrée. Nous attendons les enseignants et les étudiants pour le début du mois de septembre. Un grand calme règne dans les couloirs. Mes collègues sont détendus, bronzés, sereins.  Les fenêtres sont ouvertes sur la Cour.  Je suis bercé par le bruit des trains de la ligne de chemin de fer tout proche.

Une nouvelle année professionnelle commence, elle s’annonce pleine de promesses et de projets qui j’espère se concrétiseront. Je me suis engagé à les voir émerger. Quant à mon cursus étudiant, il s’achèvera par une soutenance au premier semestre 2013.

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