Le rythme de la nature

Marcher sur les feuilles mortes tombées la veille, c’est marcher sur un camaïeu d’ocre, de vermeil et de jaune. Cette infinité de nuances donne de la couleur à la grisaille d’automne qui nous enveloppe depuis plusieurs jours. Malgré le réchauffement climatique, la France n’a pas encore renoncé à ses brouillards et aux cieux monotones de la mauvaise saison ; ceux du spleen de Baudelaire, ceux qui permettaient à de prudes jeunes filles devant le feu du salon de lire ces romans à l’eau de rose. Le crépitement du feu et le tic tac de la pendule sur la cheminée rompait seulement le silence et la monotonie et du temps qui s’écoulait, si lentement…

L’accélération de la temporalité de nos sociétés modernes, le refus du temps « mort », de la pause et d’une apparente inutilité, font que nous, citadins, oublions que les saisons passent elles aussi.

Ce matin, pendant que les joggers du matin sillonnaient les allées du parc de Chavril à Sainte Foy, je me surprenais à constater les variations colorées de l’automne, la rosée sur l’herbe qui nettoyait mes chaussures, ces grains d’humidité frôlant ma peau… Dans les jardins des pavillons, les derniers kakis, coings et pommes manifestent leur présence sur des arbres nus de toute feuille.  Encore quelques jours et les gelées feront ployer l’herbe verte, et achèveront l’entrée dans l’hiver. Un cycle s’achèvera alors, celui de l’année 2011.

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