All day Long n°3 – Nuits Sonores 2011

Cela faisait trois ans que je ne m’étais pas rendu au festival incontournable des musiques électroniques en France, et en Europe les Nuits Sonores. Cette année, j’avais décidé de suivre mon pote Sébastien, qui m’avait proposé d’aller non pas à une des nuits au Marché Gare, mais à un des après-midis à la piscine du Rhône.

Je nourris un rapport affectif avec ce festival. La première édition, à la piscine du Rhône, je l’ai vécu par procuration chez une amie rue Montesquieu où nous faisions une soirée étudiante. Puis je suis allé à quelques unes des éditions dans des endroits sympas : la Sucrière, les Subsistances, et à Vaise… J’y ai vu des artistes prestigieux, croisé des potes, bu des bières, et surtout dansé dans une ambiance conviviale et un public bigarré.

J’étais donc pour la première fois de ma vie sous le préau de la piscine du Rhône cet après-midi. Avec Sébastien et son pote Genevois, mais ceux-là étaient bien secs après une nuit au DV1 ou ils ont fait connaissance avec la faune locale, et les oiseaux de nuit hantant le fumoir de cette discothèque réputée. Mes deux amis étant hors jeu, Je me suis retrouvé bien seul et bien refroidi dans mes ardeurs. Cependant, j’y ai croisé des connaissances : Edith, une nana qui était  avec moi au lycée, bien faite de sa personne et qui bosse dans une ONG. On sera amené à se revoir, et l’ami Romain Blachier qui m’a donné en primeur quelques pistes pour des stéréotypes de personnages que l’on rencontre aux Nuits Sonores. Romain est un fin observateur !

Cet après-midi, Busy P (Pierre Winter), faisait son show et a invité quelques uns de ses amis. Ce type est assez sympa et abordable. Il a fondé un des labels français de musique électronique les plus prestigieux : Ed Banger. On retrouve d’ailleurs la patte du label  qui m’avait plu à ses débuts : un son aux gros beats avec des samples bien cradingues (dans le bon sens du terme), façon Quentin Dupieu.

Le meilleur de l’après midi a été le set de DJMedhi, qui a mis embrasé les spectacteurs de manière très efficace alors qu’un bel orage tombait sur la ville. Son prédecesseur aux manettes n’a pas non plus démérité : Gesaffelstein, si je ne me trompe pas.

Ce qui devait être le clou de l’après-midi ne m’a que moyennement plus, même si la rencontre pouvait être intéressante : la puissance de feu du mix de Busy P couplé avec la voix atypique de Joey Starr, bourreau des petits singes et ancienne gloire du Rap français. Le résultat n’a pas été celui escompté, et Joey a écourté sa prestation. Je ne sais pas à quoi est dû ce manque d’alchimie : divergences dans la façon de mener les opérations, manque d’insipiration, fadeur du public… Si quelqu’un a une explication à me donner…

Busy P a ensuite pris seul la direction des opérations pendant que Joey Starr quittait la piscine entouré de vigiles,de caméras, entouré de quelques uns de ses buddies comme à la sortie d’un ring. Il y avait quelque chose de pathétique dans cette sortie…Busy a ensuite fait un grand écart, quittant des sons plus hip-hop pour passer de la musique macumbo- passable au départ puis s’améliorant peu à peu…et ça s’est achevé  par le titre « Sun » du groupe Caribou. Je suis parti après, mirettes et yeux fatigués.

Ce qui fait la force des Nuits Sonores est une certaine proximité des artistes avec le public. J’ai déja vu des DJ aller boire un canon avec leur public, et cet après-midi, DJ Medhi a fait pareil.  Comme le festival est un succès, je crains que des occasions de jouer dans des espaces plus réduits qu’un hall d’Eurexpo ou du Marché Gare ne soient plus possibles. Il faut maintenir cet aspect mixte entre gros sets et scènes moins importantes en capacité comme la Piscine… Et puis garder aussi des prix abordables pour les festivaliers. Les Nuits ont gagné leur pari de rendre visible les musiques électroniques dans la Cité. Maintenant, ce serait de les rendre populaires et abordables. Le virage s’annonce délicat… Depuis la création des Nuits j’ai vu les prix des entrées monter dramatiquement, et assez peu mon porte-monnaie.

Quant au public, assez hétéroclite, c’est ce que j’aime…cet après-midi il fut plutôt chaud grâce à Medhi, Romain m’a dit que pour Brodinsky, les gens étaient assez mous. Nous, Lyonnais, avons cette réputation de froideur à tenir ! Enfin, ce n’est pas de la froideur, c’est de l’exigence que nous avons ! 🙂

Bon l’an prochain promis, je ne me cherche pas de fausses excuses, je me ferai une nuit comme au bon vieux temps, et j’espère que mes compères seront en meilleure forme.

Publicités

Une réflexion sur “All day Long n°3 – Nuits Sonores 2011

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s