La science des rêves

Comme dans le film, et Stéphane Miroux, il m’arrive d’être dans un état de somnolence, à demi éveillé, à demi endormi de voir à l’avance certaines choses qui se déroulent effectivement quelques jours. Il s’agit la plupart du temps de petits événements anodins, une phrase prononcée par une personne, des gestes… Et c’est d’autant plus troublant que lorsque ce micro-évènement se produit, je me dis que je l’ai déja vécu, ou que je l’ai déja « vu ». Alors, le doute s’installe… Cette impression de déjà-vu est-elle le fruit de mon inconscient…
Devant les difficultés de la vie, je préfère le rêve à la confrontation directe au difficile, mais c’est en surmontant les aléas de la vie qu’on est un homme, et cela donne son sens à la vie, du moins tel est mon avis.

Comme Stéphane, j’ai des difficultés à exprimer mes sentiments envers une femme, du moins lorsque je ne me sens pas en confiance… C’est donc aussi le film de l’incommunicabilité, ou comment on n’arrive pas à exprimer ses sentiments… Les histoires d’amour peuvent finir mal, mais il n’y en a aucune si on n’ose pas. Les histoires de couple foireuse c’est comme dans le roman de Kundera que je lis en ce moment L’insoutenable légèreté de l’Etre... Stéphane incarnerait la légèreté, et Stéphanie la pesanteur avec un bémol pour Stéphane puisque celui-ci éprouve des problèmes à distinguer le rêve de la réalité.

J’avais visionné La science des rêves au mois d’août 2006 lors de sa sortie, j’étais à Paris à e moment là, en vacances. Je ne l’avais pas revu depuis cette date. J’ai acheté le DVD car en fan inconditionnel de Michel Gondry je ne pouvais faire l’impasse dessus. J’avais adoré le film. Je l’avais vu avec O******. J’aurais dû sauter sur elle ce jour-là, avant qu’elle ne parte pour l’Allemagne. Depuis, elle est avec un fier Teuton et j’ai le sentiment d’avoir raté le coche.

Il est bizarre que je ne me rappelle pas souvent de mes rêves, certains me marquent, je me les rappelle deux ou trois jours puis je les oublie. Mon dernier cauchemar remonte à l’automne, mais avant cela je n’en ai jamais fait depuis adolescence. Bizarre. Et puis cette fâcheuse tendance de confondre rêve et réalité : par exemple, la certitude d’être allé dans un lieu où je n’ai jamais mis les pieds (dans mon cas : Berlin ou la Corse !). Les rêves deviennent tellement réels parfois.

Je ne sais pas ce que tout cela signifie. Je n’ai jamais lu un ouvrage de psychanalyse, mais c’est utile de savoir décrypter ses rêves. L’inconscient se révèle, et contrairement à Freud, je ne crois pas au tout sexuel, il y a une part de mystère en nous, qui nous échappe. Il y a quelque chose de rassurant à savoir que cette part incontrolée de nous même puisse s’évader des pesanteurs du conscient vers les limbes.

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Une réflexion sur “La science des rêves

  1. C’est drole j’en parlais il y a quelque temps, parce qu’à moi aussi ça m’arrive…Pour info le ‘déjà vu’ c’est de la paramnésie, j’aime bien le terme…

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