Monologique

Quand on me dit « c’est une bonne situation ça doctorant ? », je sors le monologue d’Otis :

Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Hors ce n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens, aujourd’hui me disent « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? », hé bien je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour, ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être simplement à me mettre au service de la communauté, et à faire le don, le don de soi… »


Quand mon patron commence à m’engueuler à tort, je courbe le dos et je laisse passer la bronca. Je suis d’un naturel modeste, pas de quoi se la péter quand on a un DEA d’histoire et qu’on bosse dans la restauration. Un jour, je lui cracherai toute mon morne orgueil doctoral en claquant la porte de ce cloaque immonde qu’est l’entreprise Casino, et plus particulièrement Casino cafeteria, établissement de Tassin. Un jour, oui…

Si vous passez, je vous offre un café.

Le chiffre ! Le Chiffre ! Mon Dieu ! Le chiffre ? Je m’en fiche. Ce n’est pas une poignée d’idiots, de menu piétaille aux pulsions sexuelles inassouvies, une clique de petits chefs aux abois pour se faire bien voir qui m’imposera sa façon de pensée et de voir le monde, conception uniquement tournée sur le fric, ze chiffre. Quelle bande de cons, passer à coté de sa vie pou quelques chiffres sur une feuille. Vision monologique, quand passeront-ils au dolby ?. N’ont-ils jamais voulu changer le monde ? N’ont-ils jamais vus un coucher de soleil sur la mer… Je m’égare, mais j’en ai besoin.

C’était le défoulement gratuit du samedi soir.

Bande son du moment : Telefon Tel Aviv – Sound in a dark room

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