Tadao Ando

J’ai reçu un joli bouquin sur l’architecte Japonais Tadao Ando, paru chez Taschen (certes c’est pas Phaedon), autant dire une pointure de l’architecture internationale. Ando, c’est un coup de foudre. Il est entré unanimement dans mon panthéon architectural grâce à son utilisation du béton, du bois, des volumes et de la lumière d’une façon si sobre et si belle. Ando est surtout connu au Japon par les édifices publics : musées, temples shintos ou bouddhistes, églises protestantes, bibliothèques, médiathèques…

musée, Etats-Unis


Habitation, au Japon

Church of the light, église protestante.

Jeune homme, Ando traversa la moitié de la planète pour rencontrer Le Corbusier et lui exprimer son admiration. Il traversa la Chine, puis prit le Transsibérien à travers l’URSS, puis l’Europe de l’Est, il arrive à Paris. Manque de bol, Le Corbusier était décédé depuis trois mois. Du coup, il se contenta de visiter quelques constructions du Maître, dont la Villa Savoye, à l’époque en très mauvais état.

L’esthétique de Tadao Ando est sublime et sobre, elle allie le subtil art zen japonais et les matériau de construction contemporain sans pour autant négliger la fonctionnalité du bâtiment, car qu’est ce qu’un bâtiment sinon un abri fonctionnel ? Le béton acquiert une sorte de noblesse (en plus d’être écologique, si si ! ), il rend intime des constructions grandioses et grandioses des constructions intimes… Ando joue sur la transparence, l’alternance de l’ombre, de la lumière, le reflet de l’eau, l’utilisation harmonieuse du bois…

Taschen a publié trois ouvrages sur Ando. Le plus complet et le plus beau coûte près de 100 euro, celui de 30 euro, en ma possession est très complet et de format plus petit, enfin, le format économique à 7 euro n’effleure que les principales oeuvres. Mais quand on achète Taschen, on n’achète pas pour le texte, on achète pour se constituer une bibliothèque d’art bon marché.

Et pendant qu’on est dans l’architecture, Oscar Niemeyer, architecte brésilien a franchi le cap des 100 ans. Il est une des figures majeures de l’architecture du XXe siècle. Il est un de ceux à qui on doit Brasilia, ville magnifique et modèle le plus abouti de nouvelle capitale (bien plus que Yamoussoukro ou Abuja).


Oeuvre de Niemeyer à Niteroi (Brésil)
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