Poème anonyme

En feuilletant mes lettres manuscrites du XVIIe siècle au fond ancien de la bibliothèque municipale de Lyon, j’ai trouvé ce poème d’un anonyme cité dans une des missives :

Mon amour n’est pas un enfant
A se nourrir de bagatelles
Et prendre pour argent contant
Un petit coup de prunelle.
Car ce sont des douceurs trop fades
Pour moy qui ait bon appetit
Que les souri(re)s et les oeillades.
J’aime bien mieux celles du lit
Et croyés vous en bonne foy
A voir payé mes souffrances
En me fesant des révérences
Et me disant, je pense à toy.
Pouvoir toucher vostre beau sein
Baiser le cou de vostre joue
Sans ni en faire deux pieds de moue
Et préférer toujours ma main
Il est vrai c’est un avantage
Qui ne peut passer pour mieux que rien
Mais j’en espere davantage
Belle Philis, pensez y bien.

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