Un après-midi à la Biennale

Ou selon le titre de cette cuvée 2007 Histoire d’une décennie qui n’est pas encore nommée.

C’est quand même mieux quand il n’y a pas grand monde


Je ne suis pas un expert d’art contemporain, mais je constate que la BAC de cette année est moins bonne que la précédente, Expérience de la durée. J’ai passé mon après-midi entre la Sucrière et le Musée d’Art contemporain. Il y a deux ans, j’avais passé près de trois heures à la Sucrière : certaines oeuvres étaient passionnantes ; cette année, je n » y ai passé qu’une heure trente. J’ai passé à peu près le même temps au MAC, plus petit, mais comme il y a deux ans, plus intéressant. Je n’ai pas trouvé la cohérence de la biennale précédente : on s’égare entre vidéos, installations interactives ou peintures, mais sans grande cohésion.
Le MAC faisait la part belle aux artistes Nantais, et ça débordait de créativité. On retrouvait aussi un étage consacré à une retrospective de Pierre Joseph, où ses oeuvres étaient retravaillées par de jeunes artistes de mon âge, qui ont passé le cap des vingt cinq ans. La salle consacrée à Houellebecq est sombre et pleine de cruauté, et de froideur, on retrouve certains aspects chers à l’auteur et notamment celui de l’évolution.

Appettissant Houellebecq, n’est-ce pas ? Il nous a sorti des décors de son film tiré de son roman La possibilité d’une île… Désolé pour la qualité de l’image.


Je vais lister ce qui ma plu, en commençant par la Sucrière. et en donnant un petit descriptif..

Jumana Emil Abboud et une video comparative sur trois écrans : Life drawing 2007.
James Webb et son « Black passage » censé reproduire l’impression qu’on a dans un ascenseur minier d’Afrique du Sud.
Cinthia Marcelle et ses vidéos et photos d’Afrique du Sud...
Une retrospective sur Dot Dot Dot magazine, revue sympathique que je ne connaissais pas...
Omer Ali Kazma, et trois vidéos simultanées l’une sur une opération chirurgicale au cerveau, l’autre sur la restauration d’une horloge française, et la dernière sur un céramiste.
David Hamilton et ses photos de jeunes femmes très 70’s, ça me rappelle le trouble que j’eus lorsque j’avais lu the Virgin Suicides il y a quelques années. Cela s’accorde parfaitement au roman d’Eugenides.
Shilpa Gupta et son oeuvre interactive à la fois ludique et poétique….

Au Musée d’Art contemporain

Le vie secrete des lettres par James Thurnbelle associé à un plancher de tôles censé représenter l’eau.
Pierre Malphette et la parcours des mouches néon partant a volo
Sammy Engrammer et trois petites oeuvres , des aliments enfermés dans des maquettes :
Résidence d’été pour une saucisse,
Un pavillon pour 1 kg de nouilles
Syndicat d’initiative pour une patate.
Une video dont je n’ai pas trouvé le nom mais complètement absurde : deux rats germanophones dans le Los Angeles du début des années 80 ont une aventure liée à des oeuvres d’arts. Je n’ai pas tout suivi, j’allais m’endormir.
Michel Houellebecq, bien évidemment.
Tino Seghal, Selling Out : dans une immense pièce uniquement éclairée par deux néons dans un coin, la lumière se reflète dans deux installations en verre et en miroirs, une nana vient faire du strip tease devant vous provoquant les sourires narquois des filles de l’assistance et le sérieux des mecs… Une expérience. A la fin, le public applaudit. On se croirait dans Orange Mécanique de Kubrick.
Raphaël Sibani : un juene videaste talentueux avec une video : Kant Tuning club. Des images ont servi à la campagne de pub de la biennale. Ca parle de tuning. L’ambiance et la lumière ont quelque chose de Chris Cunningham.

Bon ensuite, on peut gloser sur ce qui fait l’art, qu’est ce que l’art etc. Je ne suis pas un féru (je le répète) d »art contemporain, bien qu’il mène à une reflexion, qui est aussi un de ses paradigmes. Pour moi l’art a une dimension esthétique et plastique qu’on ne trouve pas dans l’art contemporain. Il est à parier que beaucoup de choses vont mal vieillir… Je le pense à chaque fois que je visite une expo d’art contempo. La dernière en date était avec ma future collocataire, O******, il y a un bon bout de temps déja. D’autre part, les puristes se déchirent sur la valeur de la biennale de Lyon cette année. Trop d’éparpillement dans les pistes de réflexion et les artistes sélectionnés… On estime tout de même le nombre de visiteurs à 150 000.

***

Et puis j’ai chopé la crève, c’est déagréable d’avoir comme de la cendre au creux de la gorge.

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