Encore sur Facebook

Les dernières nouvelles sur Facebook ne sont guère rassurantes pour l’internaute. Le créateur de ce site relationnel a vendu les profils des usagers afin de réaliser des profits sur de la publicité ciblée. Je déteste la publicité, je la trouve trop présente dans mon quotidien. Elle me suit partout, sauf à l’université (plus pour très longtemps), et dans les bibliothèques. Ce qui me contraint à me poser quelques questions. Je vis très bien sans, je pense Facebook plutot en terme de loisirs et de contacts entre amis.
Beaucoup d’utilisateurs se sentent floués par ce qu’ils pensaient être un site plutôt libre, et moins capitaliste. Certains pensent même à le quitter, d’après un article du Monde consacré à la question…

Romain a judicieusement posé sur son blog la question de l’utilisation politique de Facebook. Je le répète, devant la nouveauté du phénomène en France il serait prématuré d’en tirer demain des conclusions qui ne seraient pas définitives… Il vaudrait mieux attendre quelques mois. Les élections municipales sont evidemment un bon indicatif, elles permettront de savoir si ce nouvel usage du net et des contacts résiliaires par le personnel politique permet de rapprocher l’internaute-citoyen lambda de son élu. Cela dit, j’émets des réserves sur Facebook. Je trouve hypocrite et artificieux de se mettre sur un réseau d’amis d’un homme (ou d’une femme) politique alors qu’on ne le (la) connait même pas… L’essentiel n’est-il pas d’adhérer au message politique délivré par ladite personne ?

Il est flagrant, de voir comment, dans le cadre des élections municipales, Gérard Collomb a un temps d’avance dans le web 2.0 par rapport à Dominique Perben : blog perso, groupes et profil détaillé sur facebook pour Gérard, alors que Dominique se traîne péniblement.

***

Sujet plus sensible : la mobilisation étudiante sur la loi portant sur le financement des universités, dite loi Pecresse. Je soutiens pleinement l’initiative puisque je suis encore dans le monde universitaire comme doctorant. Cela dit, la mobilisation dans notre université est loin d’être à la hauteur, à tort ou à raison. La loi votée en catimini est loin de faire l’unanimité, y compris dans le corps professoral, mon directeur de thèse et dieu personnel est loin de l’être. J’espère seulement que cela ne tournera pas au grand n’importe quoi estudiantin comme lors de la crise du CPE. Bref, quoiqu’il en soit, nous, doctorants en histoire, sommes loin d’être à la pointe du mouvement. Nous ne sommes à vrai dire pas producteurs de richesse, donc potentiellement des poids morts pour les entreprises, sauf dans le cas de la gestion des archives. Nous sommes de la matière grise qui réfléchissont sur la société et son passé, nous ne sommes pas bankable, exception faite peut-être des maisons d’éditions…La public history à l’américaine n’est pas développée en France, et je m’en satisfais.
Il reste internet pour s’informer. La coordination de Lyon 3 a ouvert un blog, et un groupe sur facebook… Cela n’empêche pas les éléments les plus réactionnaires de l’Université de vitupérer contre les étudiants dits « bloqueurs » en des propos frisant la haine envers l’étudiant dit « gaucho » (ce qui n’est pas forcément vraie, mais chez ces genres d’étudiants haineux, l’habit fait le moine).
Pourtant, j’aime énormément la Pampa, et la présidente d’Argentine fraîchement élue est magnifique et épanouie dans ses tailleurs. Mieux, elle est sexy.
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