Maria Stuarda


Opera, ce n’est pas qu’une boisson sans alcool...

J’ai passé un vendredi soir à l’Opera. Maria Stuarda de G. Donizetti était au programme en version concert, c’est-à-dire sans mise en scène. Cela faisait près de quinze mois que je n’avais mis les pieds dans ce bâtiment que j’affectionne pour son élégance, et sa plastique sombre.
Mais j’ai été d’abord déçu. L’offre pour les jeunes est passé de l’âge limite de 18 ans à 26 ans, ce qui m’a mis d’emblée hors jeu pour une bonne place au parterre pour 10 euro. En échange, j’ai obtenu une place au 5eme balcon sur l’aile droite, ce qui m’a valu de me tordre le cou et d’avoir les treilles métalliques de la rembarde en plein champ de vision. Ca n’a pas arrangé les choses. Ensuite, pas de sous titrage. Ca ne me dérangeait guère, car j’entends bien l’Italien quoique chanté, ce ne soit pas toujours audible. Mon voisin de fauteuil, un spectateur averti s’en est plaint à moi avec aigreur…
Je n’ai toutefois pas boudé mon plaisir. L’orchestre dirigé par M. Pido était à la hauteur (une cinquantaine de musiciens environ, ce qui est loin d’être négligeable), les interprètes féminins également, et surtout Maria Stuarda, Mme Swenson. Les interprètes masculins n’ont pas tous été bons… Le choeur d’une cinquantaine de personnes a été trop timide à mon goût. Je ne rentrerai pas dans les détails, d’autant plus que je ne suis pas un spécialiste ; une passionnée d’opera s’en charge mieux que moi : la pecheuse de perles

Qui ne connait pas l’histoire de Mary Stuart, reine d’Ecosse, emprisonnée par sa cousine d’Elizabeth, reine d’Angleterre pour des questions politiques (et religieuses). Cet opera est basé sur un roman de Schiller, Maria Stuart. Il fut joué pour la première fois à la Scala de Milan en 1835 (mais censuré). Jalousies et inimitiés familiales, histoire d’amour, compassion… et le destin final de Mary, qu’on ne voit pas : le billon et la hache, alors que son amant se suicide…

Quel bonheur d’écouter et de voir un opera, moment transcendé et sublimé par la beauté des notes et des chants, espace maîtrisé aussi, par la mise en scène… Et puis voir jouer un orchestre, s’échiner les musiciens… Créer et transmettre l’émotion…

Cette année, le programme de l’Opera de Lyon est plutôt bon, Du Wagner avec Siegfried, un Offenbach, un Tchaïkovski, un Eotvös, deux Weill/Gershwin et un Weill Brecht (j’adore Weill.)
Pour les concerts on a du Strauss, du Prokofiev, du Berlioz, et même du Salieri…
Pour la danse, outre Forsythe passé au mois de septembre, Maguy Marin, et Jiri Kylian sont à signaler.

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